P.U.L.L.U.L.

A l’heure des acronymes, voire des retroacronymes, qui frappent, voici le mien :

P.U.L.L.U.L. : Promouvoir l’Utilisation des Logiciels Libres à l’Université de Liège

Comme on peut le voir sur la page Nouveau Poste, le coût du système d’exploitation représente 29% du prix total.  Pour ce prix, vous pourriez avoir un processeur plus puissant, plus de ram, d’espace disque… bref, ce qui est réellement utile pour le travail final de l’utilisateur.

Pour rappel, le système d’exploitation est une interface entre le matériel et les applications, il offre une représentation virtuelle du matériel aux couches supérieures : les 0 et les 1 deviennent des fenêtres, des fichiers, des impressions, des communications réseaux….  C’est comme le chauffeur d’une voiture : de lui-même, il ne fait rien, mais permet à l’utilisateur d’interagir avec la voiture : vous dites où vous désirez vous rendre, et le chauffeur manipule la voiture pour qu’elle se déplace vers cet endroit, sans que vous ayez à vous soucier des détails techniques.

Théoriquement, lorsque la voiture est en panne ou détruite, vous devriez pouvoir garder votre chauffeur pour lui faire conduire une autre voiture : il n’est pas « attaché » au véhicule.  Comparativement, un système d’exploitation n’est pas physiquement lié au matériel et pourrait parfaitement être réaffecté à un autre ordinateur.  Néanmoins, selon la licence des systèmes d’exploitation propriétaires courants (Microsoft Windows ou Apple Mac OS X), lorsque l’ordinateur doit être déclassé, vous n’avez pas l’autorisation de reprendre cet ensemble logiciel pour l’utiliser sur un autre poste (ou alors, au prix de multiples manipulations), et vous devez donc le « jeter », ce qui représente un non-sens pour du logiciel.

Un autre phénomène dérangeant est le remplacement en cascade de matériel/logiciel, pourtant parfaitement satisfaisant, induit par la succession éffrénée des différentes versions qui cassent volontairement la compatibilité.  Les nouvelles versions des applications, sensées apporter des fonctionnalités « indispensables », réclament de nouvelles versions des systèmes d’exploitations qui réclament, à leurs tours, des ordinateurs plus récents, ce qui vous fais remplacer des postes encore fonctionnels.

Ces problèmes n’existent pas dans le cadre des logiciels libres.

Ces logiciels ne sont pas marginaux.  Ils sont bien plus présents que les logiciels propriétaires : Firefox, Apache, VirtualBox, OpenOffice/LibreOffice, VLC, sans oublier le firmware de centaines de millions d’appareils tels que routeurs, décodeurs IPTV, imprimantes, caméras et disques durs réseaux, GSM et tablettes, cartes SD… Ils exploitent 476 des 500 plus puissants ordinateurs du monde (11/2012)(*) et permettent l’accès à 75% des 10.000 sites web les plus populaires…

Si, comme moi, vous désirez promouvoir une informatique libre, et vous dépêtrer de l’emprise de certaines sociétés qui misent plus sur leurs profits que sur l’efficace exploitation de l’outil informatique, contactez-moi.

Yves Wesche

(*) update 17/11/2017 : à présent, c’est 100%

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